La chanteuse Gaye Su Akyol mêle influences orientales et occidentales dans son dernier album qui est un manifeste de résistance dans la Turquie d’Erdogan.

La chanteuse turque fait partie, “aux côtés des groupes de rock gothique She Past Away et Bubituzak, dont les membres jouent sur ses disques, d’’une scène qui combat le conservatisme culturel”, annonce le magazine musical en ligne britannique The Quietus.

“Née au milieu des années 1980, Gaye Su Akyol était trop jeune pour prendre part à la première scène alternative stambouliote”, indique The Quietus. Cette scène punk originelle des années 1960 et 70 fut considérée par la gauche turque comme “symptomatique de l’impérialisme, de la décadence occidentale” et globalement interdite d’antenne dans le pays.

Fille du peintre Muzaffer Akyol, Gaye “n’a découvert des artistes étrangers qu’’une fois adolescente– notamment Nick Cave, Joy Division, Sonic Youth et Einstürzende Neubauten”. Ce sont plutôt les chanteuses Selda Bagcan et Müzeyyen Senar qui ont constitué son univers sonore, des artistes qui “bien qu’’ayant trait aux styles orientaux et turcs classiques n’’en sont pas moins politiques dans le ton”. La chanteuse a toujours “gardé cette idée originale selon laquelle les punks turcs ne pouvaient se contenter d’un pastiche des clichés du punk occidental”, analyse The Quietus.

Difficile de passer cette nouvelle vague sous silence

LINE-UP (TBC)

 

Site internet : www.gayesuakyol.com

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